![]() | Mat Callahan et Yvonne Moore nous présentent un album d'une simplicité déconcertante. Rien qu'avec une guitare, deux voix et un harmonica les deux artistes de «Burn The Boogeyman» sondent les divers aspects du Folk acoustique, du Rock, du Blues et de la musique Soul. | |
Manufacturé et honnête
On est déconcerté, étonné, surpris. Cet Album, «Burn The Boogeyman», le deuxième du duo Mat Callahan et Yvonne Moore venant de Berne, remplit toutes les conditions que peut poser un aficionado de la musique. Et cela, bien qu'il n'y ait rien qu'une guitare, deux voix et un harmonica occasionnel. L'oeuvre est remplie de rythmes et de mélodies, de parts de chants magnifiquement entrelacés, transportant l'auditeur tantôt vers de nouveaux sommets tantôt à genoux. La musique emprunte du Folk, du Blues, du Rock et de la musique Soul et même du Storytelling. Avec des moyens minimaux Mat Callahan et Yvonne Moore ont crée une musique renversante et très individuelle.
Il y aurait eu bien des raisons de tout faire de manière différente. L'esprit du temps, qui est plutôt à la musique Pop, qui ne se préoccupe pas de musique manufacturée ou de de productions souvent bâclées. Des considération économiques aussi mèneraient à un autre concept musical, car la masse des consommateurs de musique n'achète pas ce qui est crée pour un cercle de connaisseurs conquis et bienveillants. Ainsi, malgré, où peut-être justement à cause de leur grande expérience du business musical Mat Callahan et Yvonne Moore ont agi différemment: contre le mainstream et pour la simple beauté du Folk traditionnel, contre les lieux communs de la musique Pop et pour des messages honnêtes et sérieux. Et il y en a beaucoup sur «Burn The Boogeyman».
Mat Callahan & Yvonne Moore, Burn The Boogeyman, Broken Arrow Records 2009
| Contact/Booking: Yvonne Moore Weissensteinstrasse 53 CH-3007 Bern Fon: +41 (0)31 376 1662 Cell: +41 (0)79 328 1963 booking@matandyvonne.com www.matandyvonne.com |
Promotion: Endorphin Entertainment Caro Zürrer +41 (0)79 614 9193 Nick Werren +41 (0)79 206 2747 PO Box, 3000 Bern 8 caro@endorphinentertainment.ch nick@endorphinentertainment.ch www.endorphinentertainment.ch |
Le Duo 2009
Nous avons commencé l'année en faisant un nouvel album. L'enregistrement est fait et nous espérons compléter la pochette CD et les autres travaux graphiques dans les semaines qui viennent. En attendant nous jouons une tournée finale pour supporter l'album précédent «Welcome». Le dernier concert sera au Bären de Münchenbuchsee le vendredi 8 mai 2009.
Le nouvel album s'appelle «Burn The Boogeyman» (Brûle le croque-mitaine). Sa sortie est prévue en automne 2009. Visitez notre site pour de nouvelles informations actuelles.
Mat et Yvonne se préparent à enregistrer
Dans cette fin d'année Yvonne et moi préparons un autre album. La réception de «Welcome» a été très positive et nous encourage à continuer malgré le climat actuel rempli de peurs particulièrement dans le domaine musical. Nous sommes plein d'enthousiasme pour enregistrer et anticipons plein d'espoir de vous apporter le résultat, vous l'audience à qui cela est destiné. Je veux être clair que ceci n'est pas du «business» comme dans Music Business (ou tout autre entreprise pour faire du profit). Nous devons maintenir nos efforts comme tout le monde, mais il ne s'agit pas de «déplacer des unités» comme c'est le cas dans l'industrie. Nous cherchons plutôt à établir une connexion vivante avec des gens comme nous. Des gens qui partagent notre amour de la musique et de la vie. Nous sommes confiants d'arriver à nous connecter en y mettant suffisamment de travail et de planification réfléchie et contribuer ainsi au combat que nous menons tous pour faire que ce monde soit meilleur.
A présent, nous travaillons sur un nouveau répertoire qui a été développé durant l'année écoulée et qui sera enregistré au moi de janvier prochain. Comme beaucoup d'entre vous le savent, nous considérons notre musique comme biologique, dans le sens ou les ingrédients qui la composent ne contiennent pas les toxines introduites dans le marché de la musique commerciale par les corporations de l'industrie du divertissement et du spectacle. En premier lieu les chants sont écrits sur nos propres expériences et nos convictions ressenties. Ils ne sont pas faits sur ordre des procureurs du monde pop pour être ensuite jetés aux consommateurs hypnotisés. Ils ne sont pas faits pour des consommateurs du tout. En fait nous considérons que notre musique est un échange entre producteurs ou exprimé autrement, entre gens productifs. Non seulement nous devons tous travailler pour vivre, mais plus fondamentalement, nous devons tous travailler pour faire une vie. Si nous mettons nos albums sur le marché c'est avec l'espoir qu'ils nourrissent de la même manière que nous achetons la laitue du fermier pour nous nourrir. Ce qu'il nous plairait beaucoup serait si ce fermier (que nous visitions tous les mardi matin à Berne) trouvait notre musique aussi saine que nous trouvons ses légumes.
En attendant nous avons engagé Alex von Hettlingen qui nous aidera en faisant les réservations des concerts. Alex est un vieil ami et vétéran de la scène musicale de la région bernoise. Pendant plusieurs années il fût responsable d'organiser les spectacles au Bären de Münchenbuchsee bien connu et proche de Berne. Nous lui sommes reconnaissants de l'intérêt qu'il porte pour notre travail et pour le soutien inestimable qui nous aidera à atteindre notre public. Lui et Thad Warton de Broken Arrow à San Francisco nous donnent une base solide pour nous permettre d'élargir nos actions aux USA et en Europe. Merci à eux deux pour leur enthousiasme et leur support.
Nous allons vous informer du progrès de l'album mais nous espérons l'avoir disponible au début du printemps 2009. Si vous désirez plus d'informations pour les performances en live et pour les enregistrements veuillez contacter:
Alex von Hettlingen
Schulhausstrasse 10
3052 Zollikofen
Mobile +41 (0)76 412 02 99
booking@matandyvonne.com
Thad Wharton
Broken Arrow Records
1395 San Carlos Ave.
Suite C
San Carlos, CA 94070
650-654-1700
www.brokenarrowrecords.com
info@brokenarrowrecords.com
Mat et Yvonne disent: No Dal Molin!
Yvonne et moi nous sommes allés à Vicenza en Italie pour participer au second festival No Dal Molin. Dal Molin est le nom de l'aéroport civil à environ 1.5 kilomètres du centre historique de Vicenza (un site de l'héritage mondial de l'UNESCO). C'est cet aéroport que le gouvernement américain aimerait transformer en une installation militaire pour y faire vivre et travailler plusieurs milliers de membres de la Brigade de Combat d'Aviation 173. Les plans pour cette base ont été développés en huis clos par les gouvernements américains et italiens vers la fin de 2003 et ils ne sont apparus au grand public qu'en 2006. Quand les résidents de Vicenza ont voulu débattre de ce projet les gouvernements d'alors ont répondu évasivement et proféré des menaces à l'encontre des associations. Ce fut d'abord le gouvernement Berlusconi puis ensuite celui de Prodi. Mais les questions persistèrent jusqu'à ce qu' une populace alarmée a entamé une résistance déterminée. Ceci s'est vite développé en un mouvement de masse qui comprend des gens de toutes les couches. Non seulement ils ne furent jamais consultés sur une construction qui va avoir un impact sérieux sur leurs environnement, l'idée d'une autre base militaire (il y en a déjà trois autres dans la région) a soulevé des questions de fond sur tout: de la souveraineté italienne en passant par la dégradation de l'environnement jusqu'à la folie de la guerre. Dans un climat d'opposition répandue à l'invasion de l'Iraq et de l'Afghanistan ainsi qu'à la rhétorique belliqueuse du régime de Bush, la cause de Dal Molin est devenue un point de ralliement pour un grand nombre de gens pour qui ça en est assez.
Le festival fût une expression de solidarité impressionnante qui mobilisa de nombreux habitants de la région, jeunes et vieux construisirent et maintenirent un large site de la taille d'une ville. Deux scènes, une grande cuisine et une salle à manger, une station de radio, des guichets d'information, des guichets de réservation et bien d'autres encore furent érigés dans un champ mis à disposition par un fermier, au grand dam des autorités qui avaient bloqué tout usage des endroits publics. Parmi les artistes solidaires il y avait le dramaturge de renommée mondiale, Dario Fo, les journalistes très influents Marco Travaglio et Olivera Beha et de nombreux groupes musicaux et théâtraux. Par ailleurs une série de débats eurent lieu, débats qui engagèrent des centaines de gens dans des discussions passionnées. Yvonne et moi avons été accueillis chaleureusement par une audience attentive. Il était clair que le fait que je sois américain y était pour quelque chose. Tant il est vrai que pour la plupart des citoyens de Vicenza le peuple américain et le gouvernement américain ne sont pas forcément identiques, tant il était important que ce jour là un américain vienne le leur dire ouvertement. De plus, il était important de voir que des gens d'ici et d'ailleurs faisaient de ce combat le leur. Ce n'est plus seulement un événement local concernant les résidents de Vicenza, ni même ceux d''Italie.
Premièrement la construction de la base a été effectivement reportée de plus d'une année. Bien que les autorités répandent constamment de la désinformation pour convaincre les gens que la base sera construite malgré leur protestations il n'est pas du tout certain que ce soit la conclusion. L'esprit de la résistance a pris racine et se répand avec des conséquences inévitables pour les gouvernements américains et italiens. L'opposition monte en d'autres parties de l'Italie avec des mouvements tels que No TAV contre les trains super-rapides, à Chiaiano près de Naples contre un incinérateur de déchets non sécurisés un comité contre une nouvelle base militaire, celle-ci à Mattarello près de Trente, tous ces mouvements profitant d'un pacte d'aide mutuel et supportant le mouvement No Dal Molin.
Deuxièmement et plus important, cette expression organisée et maintenue de la volonté populaire a apporté un exemple s'inspirant de ce qui se passe quand les gens s'unissent. Comme un jeune activiste me l'a dit «Ce que nous voyons ici dans ce mouvement c'est l'égalité. Nous tous ensemble pour un but commun». Que ceci est bien loin et meilleur que la «démocratie» hypocrite à laquelle se réfèrent ad nauseam les politiciens dans des oratoires fatigants .Evidence pour toute personne qui en a fait l'expérience. La leçon est claire, ce n'est qu'en se mobilisant qu'il peut y avoir la présence du peuple. Ce n'est qu'en posant des exigences publiques dans les sphères publiques qu'il peut y avoir un public informé et conscient d'agir dans l'intérêt public.
Que cette leçon ne soit pas perdue aux yeux du pouvoir fût malheureusement évident lorsque la police attaqua une démonstration pacifique qui eut lieu devant Dal Molin le 6 septembre, un jour avant notre arrivée. Si le résultat désiré de cette action avait pour but d'intimider les gens de Vicenza alors l'échec de ce résultat fut rendu apparent lors d'une cérémonie désopilante de remise des «Oscars» tenue le 10 septembre devant le fameux théâtre Olimpico au centre de Vicenza. La satire comprenait la projection d'un court métrage. le film lauréat de l'Oscar, qui montrait l'attaque policière. Ceci fût un acte de défi plein d'esprit ainsi qu'un tremplin pour organiser une plus large démonstration pour le samedi 13 septembre.
Nous ne pouvions pas rester plus longtemps compte tenu des engagements que nous avions pris en Suisse.Nous avons reçus la nouvelle qu'environ 8'000 personnes sont venues pour la marche du Teatro Olimpico au Dal Molin. Dans un bref courriel, Stephanie Westbrook de 'Us Citizens for Peace and Justice' à Rome nous communiqua: «Nous avons quittés le Teatro Olimpico et avons marché vers le site de la nouvelle base. Avant de quitter le centre.Les manifestants ont érigé une tour en carton coloriée par les enfants de Dal Molin pour voir si la police allait charger et la détruire ... En route cependant il a commencé à pleuvoir. Nous avons érigé une autre tour au site de la nouvelle base. 200 policiers en tenue d'assaut étaient derrière les barrières, mais cette fois ils sont restés à 30 mètres de nous. La fanfare No Dal Molin nous a conduit en musique emplifiée par des haut-parleurs sur des camions. Beaucoup de discussions sur l'intervention policière du samedi précédent ainsi que sur le référendum à venir (5 octobre). Divers appels à la démission du chef de la police. La plupart des protestants sont arrivés au festival. La scène principale est bâchée. Nous sommes tous trempés jusqu'aux os mais de bonne humeur.»
The referendum Stephanie refers to is to enable the citizens of Vicenza to decide the future of Dal Molin. Not surprisingly, Berlusconi has stated that this will have no bearing on the actions of the central government. Apparently, his definition of democracy is passive acceptance of whatever he and his cronies say or do. But for the people of Vicenza any mandate he might feasibly claim to have since being reelected Prime Minister does not include making Italy a colony of the United States. Nor can it overrule the inhabitants of a region who want to determine what happens where they live. Ironically, the Lega Nord that blusters so much about «independence» for the industrious northern Italians from their supposedly lackadaisical southern counterparts, has said nothing about Dal Molin. Apparently, independence for them means complying with the wishes of a foreign occupier, namely the US. But such confusion and corruption are common in politics these days, not only in Italy but throughout the world. What the movement in Vicenza offers is a genuine alternative; a challenge to all the parties and politicians without exception. While there is a diversity of views amongst those opposed to the base certain themes, continually articulated, form a growing consensus: an end to war and militarism, protecting and nourishing the environment-particularly air, water and food, and the vigorous defense of human rights. Guided by such principles this struggle gives all of us the opportunity to actively participate in changing the world. We want to express our gratitude for and solidarity with those making their stand in Vicenza. No Dal Molin!
Le référendum auquel Stephanie fait allusion est celui qui devrait permettre aux citoyens de Vicenza de décider sur le futur de Dal Molin. Non sans surprise, Berlusconi a déclaré que le résultat n'aurait aucune incidence sur les actions du gouvernement central. Apparemment sa définition de démocratie est celle d'une acceptation passive de tout ce qui lui et ses acolytes décident et font. Mais selon la population de Vicenza son mandat de premier ministre qu'il détient depuis sa réélection n'inclut certainement pas de faire de l'Italie une colonie des Etats-Unis. Ni d'outrepasser la volonté des gens d'une région qui veulent décider de ce qui se passe là où ils habitent. Ironiquement la Lega qui prône haut et fort la nécessité de séparation du nord de l'Italie si laborieuse avec le sud du pays si languissant, ne dit rien sur Dal Molin. Apparemment l'indépendance pour eux signifie se soumettre aux voeux d'un envahisseur étranger, les Etats-Unis pour ne pas les nommer. Mais une telle confusion et une telle corruption sont à l'ordre du jour, non seulement en Italie mais à travers le monde. Ce que propose le mouvement de Vicenza est une réelle alternative; un défi à tous les partis et politiciens sans exception. Bien qu'il y ait une diversité de vues parmi les opposants à la base militaire, certains thèmes, continuellement répétés, se cristallisent en un consensus grandissant: fin à la guerre et au militarisme, protection de l'environnement - en particulier de l'air, de l'eau, de la nourriture et de la défense vigoureuse des droits de l'homme. Nous voulons exprimer notre gratitude et notre solidarité avec ceux qui se soulèvent à Vicenza. No Dal Molin!
27 mars 2008
Nos venons tout juste de rentrer à Berne de notre tournée de la côte ouest des Etats-Unis. Du premier au dernier concert nous nous sommes faits de nouveaux amis et avons pu introduire notre musique à de nouvelles audiences. À Hartford nous avons fait un concert sans profit pour le Heartbeat Ensemble. C'est une excellente troupe de théâtre qui enseigne aussi l'art dramatique dans les écoles publiques à Hartford. Entre nos prestations ils ont montré un film d'une pièce que les étudiants avait écrit et interprété. C'était un bon exemple pour démontrer l'importance des arts dans l'éducation. De Hartford nous sommes allés à Boston où nous avons participé à un Open Mic au Club Passim. Nous espérons retourner là bas pour un concert complet lors d'une prochaine tournée. Puis ce fut le tour de Willimantic où nous avons fait un concert dans un centre communautaire nommé «Wrench In The Works» (bâton dans les roues). Aussi bien le show de Hartford que celui de Willimantic étaient accompagnés par des performances à la radio locale aussi le rendement était bon et le public était définitivement là pour nous écouter. Les efforts des organisateurs de ces événements sont à noter car nous avons été reçus chaleureusement.
Next day we drove back to Boston where we were to give a presentation at world famous Berklee College of Music. The professor in a class called «Modern Political Thought» invited us to perform as well as talk about music. 25 young music students were in attendance and there was much lively discussion. This focused mainly on how music can affect social change. This included questions of how one could function in the music business while staying true to one's principles. Hopefully, we provided some food for thought. It was certainly encouraging to us to meet such thoughtful young people.
Le lendemain nous sommes retournés à Boston où nous avions une représentation au fameux collège de musique de Berklee. Le professeur de la classe «Pensée politique moderne» nous invita à jouer et à parler de la musique. Environ 25 jeunes étudiants en musique étaient là et il y a eu beaucoup de discussions animées. Ces débats se sont concentrés sur les changements sociaux que la musique peut amener. Il y eut des questions sur comment l'on peut fonctionner dans l'industrie musicale tout en restant proche de ses principes. Nous espérons avoir contribué en ce lieu à quelques pensées utiles. C'était certainement encourageant pour nous de rencontrer des jeunes gens si attentifs.
Puis nous sommes allés à New York où nous avons eu deux concerts, un à un night-club appelé Banjo Jim's, l'autre dans un centre social appelé le Brecht Forum. La représentation au Banjo Jim's était un événement mensuel avec plusieurs groupes dont l'un de Cincinatti, le Tillers ainsi que notre hôte Eli Smith. Les Tillers et Eli furent exceptionnels. Ils nous ont donnée l'envie et le feu pour jouer.La nuit suivante fut par contre la déception du tour. A cause d'une organisation défaillante très peu de publicité avait été faite et le public au Brecht Forum était très réduit. Nous avons tiré le meilleur parti de cette situation en nous mettant en cercle avec les autres musiciens pour échanger nos chansons. Ce fut finalement très amusant et inspirant d'entendre ces trois musiciens si bien jouer.
La soirée à Baltimore était divisé en deux parties. La première était au sujet d'un livre «The Trouble with music». Puis après un brève interruption nous avons donné un concert. La librairie Red Emma était bien organisée et très populaire ce qui fait qu'il y eut une atmosphère enthousiaste dès le début. La discussion sur le livre inclu tout le monde et elle aurait pu continuer bien plus longtemps que les 90 minutes prévues. Mais tout le monde voulait nous entendre jouer et notre hôte a passé le relais à la partie musicale. De là nous avons continué avec des arrêts à Richmond, et Harrisonburg en Virginie et finalement à Chapel Hill en Caroline du Nord.
Le point culminant de toute la tournée fut le petit Grill à Harrisonburg. Une foule considérable est venue à la soirée alors que la ville avait déjà bien d'autres concerts programmés. En fait notre hôte était un peu nerveux jusqu'au début de la représentation quand le Little Grill se remplit soudainement. L'ouverture du concert a été faite par un gars de Harrisonburg nommé Josh Warner qui fit d'excellentes versions de plusieurs classiques du country, folk et blues seulement accompagné par sa guitare, son banjo et son harmonica. Ce fut une introduction parfaite et nous avons pu donner un concert fougueux.
Rétrospectivement, la tournée fut bonne. Bien que certains événements n'aient pas rempli nos attentes, d'autres les ont surpassées. Nous avons reçu de bonnes leçons d'organisation pour tirer d'une manifestation la meilleure qualité possible. Cela nous a certainement convaincus qu'il fallait jouer notre musique hors de nos murs et nous sommes reconnaissants à tous ces gens magnifiques pour leur engagement et leur travail qui a rendu tout cela possible. Merci à tous.
Le duo
Après avoir introduit leur duo à la fin 2006, Mat et Yvonne ont joué nombre de fois en Europe et aux Etats-Unis. Les concerts en Suisse ont été accueillis avec excitation et par une critique de plus en plus enthousiaste (voir les voix de la presse). Lors de deux tournées aux Etats-Unis en 2007 nous avons reçu des invitations pour renouveller l'expèrience en 2008. En mars de cette année le duo va débuter une tournée dans l'est des Etats-Unis: de Boston, Massachusetts à Chapel Hill, Caroline du Nord. En Octobre nous ferons une tournée du nord-ouest des Etats-Unis depuis Seatlle jusqu'à Eugene. D'autre part des dates sont prévues à Berlin, au Tessin et en Italie aussi bien que la mise en production d'un album pour la fin de l'année.
L'enthousiasme que leur musique à sussité est le résultat d'un engagement pour la qualité et pour la construction de communautés. L'intimité de deux voix et d'une guitare résultent en une connexion proche entre le public et les musiciens tandis que les chansons expriment des sentiments que beaucoup partagent sur l'état du monde.
Une autre composante est la diversité extraordinaire que Mat et Yvonne apportent sur scène. C'est pourquoi ils appellent leur musique le New Folk. Bien qu'il reste enraciné dans la tradition des troubadours et des chansonniers folk, le duo incorpore nombres d'influences qui ne sont pas limitées par une préconception de ce qu'est la musique folk. Des années d'expérience à jouer de tout dans divers groupes, du Blues, du Soul, de la musique africaine et des Caraïbes a élargi les horizons dont ils s'inspirent. Ceci sert non seulement les impulsions créatives qu'ils ressentent en tant qu'artistes mais aussi la cause à rassembler les gens pour célébrer l'humanité.
